Assurance habitation : +15 % en 2026, régions les plus touchées
L’ Assurance habitation, considérée comme l’un des contrats incontournables pour les ménages français, s’apprête à connaître une nouvelle flambée tarifaire en 2026. Selon les premières projections des acteurs du secteur, les cotisations pourraient augmenter de 10 % en moyenne, avec des pics allant jusqu’à +15 % dans certaines régions particulièrement exposées aux risques climatiques.
Cette hausse inquiète autant les locataires que les propriétaires, dans un contexte déjà marqué par l’inflation générale, la hausse des taux de crédit et l’augmentation des charges énergétiques.
Pourquoi l’assurance habitation augmente-t-elle aussi fortement ? Quelles zones seront les plus touchées ? Et surtout, comment réduire sa facture ?
Décryptage complet pour les lecteurs de Credit-Assurance.fr.
Une hausse historique des primes d’assurance habitation en 2026
Depuis plusieurs années, les tarifs de l’assurance habitation progressent de façon continue. Mais l’année 2026 pourrait marquer un tournant, avec une augmentation nettement plus brutale qu’auparavant.
Les compagnies d’assurance anticipent une hausse comprise entre :
- +8 % et +10 % en moyenne nationale
- jusqu’à +15 % dans certaines zones à risque élevé
Pour un contrat coûtant aujourd’hui 350 € par an, cela représente une augmentation de :
- +35 € (hausse standard)
- +50 € à +60 € dans les territoires les plus touchés
Cette augmentation concerne la quasi-totalité des contrats :
✅ assurance locataire
✅ assurance propriétaire occupant
✅ assurance propriétaire non occupant (PNO)
✅ assurance immeuble en copropriété
Pourquoi l’assurance habitation augmente autant en 2026 ?
La hausse des primes ne dépend pas uniquement des assureurs. Elle résulte d’un phénomène global : la multiplication des sinistres et l’explosion du coût des indemnisations.
1. Catastrophes naturelles : la facture devient insoutenable
Le facteur principal reste l’augmentation des catastrophes naturelles en France.
Ces dernières années, le pays connaît une succession d’événements climatiques extrêmes :
- inondations
- sécheresses prolongées
- tempêtes
- épisodes de grêle destructrice
- incendies de grande ampleur
Chaque sinistre coûte plusieurs milliers d’euros en réparation, et les indemnisations explosent.
CatNat : un risque structurel
Le régime catastrophe naturelle (CatNat), intégré dans toutes les assurances habitation, devient de plus en plus coûteux à financer.
Les assureurs estiment que le coût annuel des catastrophes naturelles pourrait dépasser 6 milliards d’euros par an d’ici 2030.
➡️ Résultat : les primes doivent augmenter pour absorber ces pertes.
2. Inflation dans le bâtiment : réparer coûte plus cher
Un dégât des eaux ou un incendie domestique coûtait beaucoup moins cher il y a dix ans. Aujourd’hui, les dépenses explosent.
Les raisons :
- hausse du prix des matériaux (bois, ciment, acier)
- manque de main-d’œuvre qualifiée
- coût élevé des rénovations énergétiques
- délais plus longs donc factures plus lourdes
Exemple :
- remplacement toiture : +25 % en 5 ans
- remise en état après dégât des eaux : +18 %
- intervention artisanale : hausse continue
Les assureurs répercutent mécaniquement ces coûts sur les assurés.
3. Revalorisation de la surprime catastrophe naturelle
Chaque contrat habitation inclut une surprime obligatoire dite CatNat.
En 2026, cette taxe est en hausse, ce qui entraîne une augmentation automatique pour tous les assurés, même sans sinistre.
➡️ Impossible d’y échapper : c’est une disposition réglementaire.
4. Cambriolages et sinistres urbains en hausse
Les grandes villes sont confrontées à une augmentation :
- des vols
- des cambriolages
- des incendies domestiques
- des dégâts des eaux collectifs
Plus une zone est considérée comme risquée, plus les assureurs augmentent leurs tarifs.
Les villes les plus concernées :
- Marseille
- Paris
- Nice
- Montpellier
- Toulouse
- Bordeaux
Jusqu’à +15 % : les régions où l’assurance habitation va le plus augmenter
| Région | Hausse estimée en 2026 | Principaux risques |
|---|---|---|
| Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) | +15 % | Incendies, sécheresse, inondations |
| Occitanie | +14 % | Crues, tempêtes méditerranéennes |
| Nouvelle-Aquitaine | +13 % | Tempêtes atlantiques, grêle |
| Auvergne-Rhône-Alpes | +11 % | Crues alpines, glissements de terrain |
| Grand Est | +10 % | Orages violents, tempêtes hivernales |
| Île-de-France | +9 % | Cambriolages, sinistres urbains |
| Hauts-de-France | +8 % | Tempêtes, inondations locales |
| Bretagne | +7 % | Tempêtes côtières, vents violents |
| Normandie | +7 % | Crues, dégâts des eaux |
| Centre-Val de Loire | +6 % | Risque modéré, sinistres classiques |
Les hausses sont très variables selon la localisation du logement.
1. Provence-Alpes-Côte d’Azur : +15 %
La région PACA est l’une des plus sinistrées de France :
- sécheresses répétées
- incendies estivaux
- inondations violentes
➡️ Hausse prévue : jusqu’à +15 %
2. Occitanie : +14 %
L’Occitanie est particulièrement exposée aux épisodes méditerranéens.
Les départements comme le Gard, l’Hérault ou l’Aude subissent des inondations fréquentes.
➡️ Hausse estimée : +12 à +14 %
3. Nouvelle-Aquitaine : +13 %
Tempêtes atlantiques, grêle, submersions marines…
Bordeaux et le littoral landais sont en première ligne.
➡️ Prime en hausse : jusqu’à +13 %
4. Auvergne-Rhône-Alpes : +11 %
Les risques naturels sont multiples :
- crues alpines
- avalanches
- glissements de terrain
- fortes chutes de neige
➡️ Hausse moyenne : +10 à +11 %
5. Grand Est : +10 %
Orages de grêle, tempêtes hivernales…
Cette région reste fortement exposée.
➡️ Hausse : environ +10 %
Propriétaires ou locataires : qui sera le plus impacté ?
La hausse concerne tout le monde, mais pas de la même manière.
Locataires : assurance obligatoire mais formules limitées
Les locataires doivent obligatoirement souscrire une assurance couvrant :
- incendie
- explosion
- dégâts des eaux
Prime moyenne : 150 à 250 €/an
Propriétaires : garanties plus lourdes, primes plus élevées
Les propriétaires assurent souvent :
- le bâti
- dépendances
- piscine
- objets de valeur
- responsabilité civile étendue
Prime moyenne : 350 à 650 €/an
➡️ Une hausse de +15 % représente parfois +100 € par an.
Comment réduire sa prime malgré la hausse ?
Même si les tarifs augmentent, il existe des solutions efficaces.
1. Comparer les assurances habitation chaque année
Grâce à la loi Hamon, résiliation possible après 1 an à tout moment.
Comparer permet d’économiser jusqu’à 200 € par an.
2. Supprimer les garanties inutiles
Certaines garanties sont souvent surévaluées :
- valeur mobilière excessive
- assistance premium
- protection juridique doublon
Un audit du contrat est conseillé.
3. Sécuriser son logement
Installer :
- alarme
- vidéosurveillance
- serrures renforcées
peut réduire la cotisation.
4. Regrouper ses contrats
Assurance habitation + auto + emprunteur = remise jusqu’à 15 %.
5. Augmenter la franchise
Une franchise plus élevée = prime plus faible.
Attention toutefois : reste à charge plus important en cas de sinistre.
FAQ Assurance habitation hausse 2026
Pourquoi l’assurance habitation augmente en 2026 ?
Elle augmente en raison des catastrophes naturelles, de l’inflation des réparations, et de la hausse de la surprime CatNat.
Quelle région connaîtra la plus forte hausse ?
La région PACA devrait atteindre jusqu’à +15 %.
Puis-je changer d’assurance habitation facilement ?
Oui, grâce à la loi Hamon, vous pouvez résilier à tout moment après un an.
Comment réduire sa prime malgré l’inflation ?
Comparer, regrouper les contrats, renforcer la sécurité ou ajuster ses garanties.
L’assurance habitation est-elle obligatoire ?
Oui pour les locataires et copropriétaires. Elle reste fortement recommandée pour les propriétaires.
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